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Mes 4 Vérités sur la Politique de l’Assainissement au Sénégal

Posté par: Sidy Ady DIENG| Vendredi 29 juin, 2012 15:09  | Consulté 3695 fois  |  7 Réactions  |   

Le sous-secteur de l’Assainissement nécessite certes beaucoup d’investissements, mais l’argent est une condition nécessaire mais pas suffisante, et l’effet d’annonce de plusieurs milliards à injecter à Saint-Louis, Kaolack où Touba, risque de se transformer en effet boomerang pour les autorités politiques.

En effet, les modes, systèmes et techniques d’assainissement liquide (eaux usées et eaux pluviales), sont liés à des concepts (hygiéniste, environnementaliste, hydraulique etc..), des principes (évacuation rapide, rétention et/ou infiltration des effluents etc..) et des modèles (modèle réseau par exemple).

Cet ensemble hérité pour l’essentiel de l’Ecole Occidentale, avait pour préoccupation de répondre d’abord aux besoins propres d’une société occidentale au contexte économique et socioculturel différent du notre.  

Aujourd’hui, l’urbanisme sauvage, la surpopulation et l’anarchie urbaine qui caractérisent nos villes et même nos campagnes, ont donné naissance à d’énormes contraintes qui constituent des limites objectives à l’adoption systématique et standard du concept hygiéniste de l’assainissement et du modèle réseau qui en découle.

Alain Morel A L’Huissier du Centre d’Enseignement et de Recherche pour la Gestion des Ressources Naturelles et de l’Environnement de Noisy-le-Grand en France, dans son ouvrage intitulé « L’Assainissement des Eaux Pluviales en Milieu Urbain Tropical Subsaharien », évoque à souhait ces contraintes.

Elle sont liées en fait au climat, à l’urbanisation incontrôlée, au dysfonctionnements hydrauliques, à la difficulté de trouver des financements pour les ouvrages, à l’environnement institutionnel et juridique nébuleux, et enfin aux contraintes socioculturelles.

L’ancien Comité Interafricain d’Etudes Hydrauliques (CIEH), avait auparavant tiré sur la sonnette d’alarme, en donnant des orientations exigeant des critères de choix de systèmes classiques, prenant en charge spécifiquement le contexte économique et socioculturel africain.

Ces critères de choix étant fixés à partir d’une démarche déductive, sous forme d’algorithmes permettant de déterminer le système le plus adapté, compte tenu des facteurs critiques que sont : les habitations non raccordées au réseau d’Adduction d’Eau Potable (AEP), le risque de pollution des nappes,  la nappe affleurante,  et les contraintes liées au manque d’espace.     

Le constat de faillite généralisée de l’assainissement au Sénégal, avec comme corollaire des inondations urbaines récurrentes et une faiblesse de réponse partout vis-à-vis de la forte demande en collecte, évacuation et traitement des eaux usées provenant d’une population à densité croissante, impose un changement de paradigme et l’adoption d’approches contraires à ce que nous faisons jusqu'à présent sans résultat durable.

Et il faut dire que les Plans Directeurs d’Assainissement annoncés un peu partout, ne pourrons jamais être mis en œuvre, si les carences de l’aménagement du territoire ne sont pas rectifiées. 

Je rappelle que les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), tant agités par la Communauté Internationale et par nous-même, n’ont uniquement pour ambition que de réduire de moitié d’ici 2015, la proportion de la population n’ayant pas accès de façon durable à l’eau potable et à l’assainissement de base.

Le Sénégal qui est sûr de ne pas atteindre ces objectifs dans le secteur de l’assainissement, restera donc dans ce domaine sous la barre du «moins que le minimum», nonobstant une consommation de plusieurs milliards par un secteur qui reste plus que malade.

Et il faut noter que près de 50 % de ces investissements mobilisés et prévus sont des prêts remboursables par l’Etat du Sénégal.

En effet, les secteurs de l’assainissement urbain et rural en fin Décembre 2011, ont respectivement mobilisé sur la période 2005/2011, dans le cadre du Programme d’Eau Potable et d’Assainissement du Millénaire (PEPAM), des enveloppes globales de 145, 046 et 50, 767 milliards.

Un gap de 40, 813 et 75, 554 est à combler pour ces deux secteurs, pour atteindre les OMD d’ici 2015, et le taux d’accès à l’assainissement urbain et rural confondu, est de 47, 4 %.

Ces chiffres déclarent malgré tout que 62, 7 % des OMD sont déjà atteints, et je pense qu’il est grand temps que l’on s’interroge sur le contenu de ces statistiques et de cette démarche qui consiste à dénombrer et à comptabiliser des ouvrages réalisés, sans évaluation véritable de leur qualité technique, des choix technologiques, de leur adaptation à notre contexte socio-économique et en fin de leur viabilité.

Je ne ferai pas table rase bien entendu des initiatives prises en terme de définitions de nouvelles stratégies, diversification de l’offre et de réduction des coûts d’accès pour les populations les plus démunies, par divers partenaires du sous secteurs, mais la faiblesse de ces approches reste à mon avis leur caractère dispersé et surtout la méconnaissance du facteur aménagement du territoire, qui impose la rationalisation de l’occupation de l’espace avant toute définition et distribution des infrastructures d’assainissement.

Le seul exemple que je donne à ce sujet, reste la région de Dakar, 0.38 % de la superficie du Sénégal, et qui compte aujourd’hui une population officieuse de prés de 3 millions d’habitants, une situation démographique et urbanistique anarchique qui condamne à l’échec toute définition de stratégie globale d’assainissement.

Je reviens sur les présentes études d’actualisation du Plan Directeur d’Assainissement (PDA) de Dakar, qui ne sont à mon avis que de l’argent jetée par la fenêtre, car aucun ingénieur sérieux, ne peut aujourd’hui dresser un PDA liquide pour Dakar, sans le préalable du renversement de cette tendance d’urbanisation sauvage et de démographie galopante.

Un autre préalable de taille, la maîtrise du dynamisme des bassins versants urbains, et la remise en cause des concepts classiques de l’assainissement auxquels nous nous accrochons, sans tenir compte de notre contexte et de notre environnement socioculturel et socio-économique.

L’aménagement de tous nos grands bassins versants, urbains comme ruraux, est tout aussi un impératif, car l’érosion hydrique, phénomène responsable du dysfonctionnement hydraulique, occasionne des destructions préjudiciables et irréversibles sur le sol.

Il est important de comprendre qu’une goutte d’eau de pluie qui tombe du ciel, acquiert une énergie cinétique proportionnelle à la hauteur de sa chute.

Cette énergie est transférée au sol au moment du contact, à l’image de l’énergie qu’un marteau transfert à un clou qu’il frappe.

Un sol nu sans protection, est progressivement déstructuré par cette action mécanique de l’eau connue sous les appellations de « phénomène splash » et « phénomène de battance ».

Cette érosion (destruction du capital foncier) qu’il ne faut pas confondre avec le ruissellement qui est simplement le déplacement de l’eau sur la surface du sol, est le phénomène qui affecte aujourd’hui la plus part de nos terroirs, à l’instar des localités de  Kaffrine et Malème Hodar où les ravines causées par l’érosion régressive défigurent les bassins versants et constituent des dangers pour les populations en période hivernale.

L’érosion éolienne vient naturellement compléter cette action néfaste et destructrice sur l’environnement.

Le couple Ruissellement-Erosion, constitue ainsi un cocktail « explosif », qui à la faveur de certaines conditions topographiques, fournit une énergie cinétique capable de destructions insoupçonnables.

C’est le cas dans la région de Saint-Louis, où le contraste entre les altitudes du  Haut Ferlo (200 à 100 m) et le bas relief du lit majeur du fleuve Sénégal (moins de 25 m), engendre périodiquement des flux de ruissellement violents qui causent énormément de dégâts dans les localités de Matam, Ourossogui, Ogo, Kanel et s’attaquent à la RN2 et à ses ouvrages d’art.

Je pose ici la sérieuse problématique de l’aménagement des bassins versants et de la maîtrise des écoulements pluviaux dans nos terroirs, des éléments qu’il faut inclure dans le grand ensemble qu’est l’aménagement.

Revenant à l’assainissement liquide, nous constatons malheureusement que le «modèle Dakarois», est entrain d’être recopié allégrement partout, ce qui explique aujourd’hui les mêmes problèmes d’assainissement constatés partout au Sénégal.

L’annonce du lancement d’un plan Directeur d’Assainissement de Kaolack, rentre dans la même série d’études budgétivores, qui au finish, ne verrons jamais leur réalisation, car Kaolack tout comme Dakar, ne réponds pas à un schéma d’urbanisation permettant la mise en œuvre correcte et durable d’un véritable système d’assainissement urbain.

Et j’en veux pour preuve, l’importance aujourd’hui du réseau de canaux à ciel ouvert de Kaolack (20.022 ml), qui pour autant n’empêche pas chaque année, l’accentuation des inondations de la ville, du fait des dysfonctionnements hydrauliques de ce réseau, ajoutés à un ensemble de contraintes qu’il serait long à citer ici.

Et le paradoxe voudrait aussi que la Japan International Cooperation Agency (JICA), qui avait réalisé en 1994 l’étude sans suite du Plan Directeur d’Assainissement (PDA) de Dakar et ses environs, se propose également aujourd’hui de mettre en œuvre le PDA de Kaolack, sans que nous évoquions la question de savoir pourquoi le PDA de Dakar, très bien établi à l’époque et dont l’horizon était 2010, n’a jamais connu même un début de réalisation.

Il est donc grand temps que les autorité de ce pays, fassent de l’assainissement une priorité, si non la première des priorités, car il y va de la préservation de notre cadre de vie et de la santé de nos populations.

Mais il est surtout grand temps de mettre fin au manque de considération des techniciens du secteur, qui doivent être au cœur de la réflexion et de l’action, et je sonne ici la révolte contre cette situation qui veut toujours qu’un Ministre s’enferme dans son cabinet, avec souvent autour de lui d’obscurs conseillers, pour définir à la place des véritables acteurs et compétences, des politiques inconvenantes pour un secteur donné.

De tels conseillers, ont du agiter l’idée de délocaliser soit l’émissaire de Cambérène, soit la Station d’épuration elle-même, mais dans l’une ou l’autre situation, soit ils se trompent, soit ils manquent de courage en ne disant pas la vérité.

Cambérène est la seule station d’épuration de référence et de ce type à Dakar, et sa délocalisation ne pas être envisagée actuellement, la station ayant plutôt besoin d’une augmentation de sa capacité et de ses performances dans le traitement des eaux usées.

La station de Cambérène, assure actuellement la collecte des eaux usées depuis la pointe des Almadies, jusqu'à Guédiawaye, en passant par Grand Yoff, Parcelles Assainies et la Patte-d’Oie, par conséquent, délocaliser cette station, c’est au préalable proposer une alternative à la collecte des eaux usées de toute cette zone.

Quant à l’émissaire de Cambérène, il faut dire que son implantation répond à la seule logique technique qui veut qu’il fonctionne gravitairement vers la mer, et le seul hic est le niveau d’épuration des eaux, déversées, en plus pas loin de la plage, d’où la rection compréhensible mais non justifiable des populations, qui en souhaitant une prise en charge correcte de ces nuisances, ont saboté l’émissaire, qui pendant des mois, a dégueulé la pollution dans toute la zone.

A mon avis, la solution qui consistait à emmener l’exutoire à 1700 m en mer, reste la solution à moins terme la plus acceptable, étant entendu que cette solution ne sera pas crédible non plus si elle n’est pas associée à un taux d’épuration normatif, et à une offre d’assainissement pour le village de Cambérène et ses environs immédiats.

Les récurrentes inondations urbaines, la difficile question de la collecte du traitement et du rejet des eaux usées domestiques comme industrielles, la gestion des déchets solides, sont autant de problèmes auxquels il faut trouver des réponses sérieuses, au-delà des plans d’urgence et approches sectorielles.

Dans un document d’études intitulé : «Assainissement liquide de Dakar et banlieue : Quelle stratégie », j’ai établi un diagnostic assez exhaustif de la problématique de l’assainissement liquide à Dakar, avec un accent sur les causes, les facteurs physiques et le mécanisme de ce que nous appelons de manière inadéquate des inondations.

En ce qui concerne la gestion des eaux usées, j’ai proposé une approche intégrée qui doit aboutir à une solution durable, associant méthodes classiques, et méthodes alternatives, assainissement collectif et assainissement autonome, une approche basée sur la définition de stratégies d’assainissement par zone, devant générer des systèmes locaux d’assainissement qui seront maillés au fur et à mesure de leur mise en œuvre, pour donner enfin un système cohérent et rationnel à l’échelle d’une zone, ou d’un ensemble de zones réunies.

Comme exemple, j’ai définie une stratégie d’assainissement pour la Commune d’Arrondissement de Médina Gounass, un quartier défavorisé de Dakar, où se pose avec acuité la précarité de l’habitat, le manque d’infrastructures et l’affleurement de la nappe.

Les solutions pour la gestion des eaux usées seront :

·        Réhabilitation et mise aux normes des systèmes individuels existants

·        Mise en œuvre d’un  réseau petit diamètre

·        Le raccordement à la Station d’épuration de Sam Notaire, le manque d’espace interdisant la construction même d’une petite station de type lagunage à microphytes

Les solutions pour la gestion des eaux pluviales :

·        Libération des zones inondées et réhabilitation de la " Niaye " 

·        Aménagement de la zone basse, par réhabilitation et sécurisation du bassin de rétention existant

·        Construction de canaux d’évacuation gravitaires pour la zone relativement haute

Notons que cette solution proposée pour l’assainissement de Médina Gounass, est liée à la capacité et au bon fonctionnement des stations d’épuration de Sam Notaire et de Cambérène, et de manière absolue, à la planification globale de l’aménagement de la mégalopole Dakaroise.

Les caractéristiques générales de la station de Cambérène étant :

Capacité: 200000 équivalents/habitants Débit journalier: 19 200 m3/j Débit de pointe horaire: 1400 m3/h Charge en DBO5: 14976kg/j Débit moyen de traitement tertiaire: 4100 m3/j

Le débit de dimensionnement de la station de Sam Notaire est Qdim = 180 m3/h, soit 50l/s. Ce débit caractéristique étant représentatif des conditions diurnes moyennes durant l’année 2020 choisi comme horizon. (Sources : RAMBOL/H2O 2006).

Et il est admis que le prétraitement d’une station d’épuration moderne doit pouvoir admettre un débit au moins trois (03) fois plus grand que le Qdim, sanspour autant arrêter de fonctionner, ou procéder à un lâchage par by pass de l’eau brute vers un exutoire.

Par conséquent la capacité de la station qui est de 3600 m3/j, peut recevoir aujourd’hui, sans incidence les 4000 m3/j de Médina Gounass (calculés sur la base du taux de rejet théorique de 80%, avec un équivalent habitant en volume de 48 litres/personne/jour.

Cette valeur en dessous des 80 litres/personne/jour prescrits par l’ONAS, pour le dimensionnement des réseaux d’égout classiques dans la zone périurbaine de Dakar, explique pourquoi Médina Gounass ne peut pas à elle seule, bénéficier d’un réseau collectif classique, d’où l’alternative que j’ai proposé, à savoir la combinaison du réseau petit diamètre et surtout la réhabilitation et mise aux normes des systèmes individuels existants, dont certains pourront être raccordes après au réseau petit diamètre qui sera mis en place.

Voila, un exemple d’exercice auquel, à moyen terme, il faudra se livrer pour essayer de proposer une offre d’assainissement acceptable et supportable par les populations de Dakar et d’ailleurs, tout en ayant en perspective la mise en œuvre planifiée d’un meilleur aménagement de notre territoire, gage de durabilité de toutes nos politiques de développement.

Sidy  Ady  DIENG

Licencié en Eau/Assainissement de l’Institut International d'Ingénierie de l'Eau et de l'Environnement (2iE) de Ouagadougou

Chef de la Division Régionale de l’Hydraulique de Dakar

Membre de Convergence des Cadres Républicains /APR


 L'auteur  Sidy Ady DIENG
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Commentaires: (7)
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Anonyme En Juin, 2012 (23:42 PM) 0 FansN°:1
bravo pour avoir pris l'initiative de donner un point de vue trés pertinent avec des divergences par rapport aux orientations prises par les officiels sur une question aussi importante et qui le sera plus encore dans l'avenir
Thierno bocar dieye En Juillet, 2012 (15:33 PM) 0 FansN°:2
Merci des précisions. C'est trés intérressant. Egalement je suis un étudiant de Master2 eau -assainissement à l'institut international d'ingénierie de l'eau et de l'environnement (2ie) de ouagaa.j'aurai aimé avoir ton contact car l'assainissement m'intéresse beaucoup.
SOLIDARITY En Juillet, 2012 (18:45 PM) 0 FansN°:3
SALUT DIENG
TOUT D'ABORD MES FELICITATIONS ET MES ENCOURAGEMENTS POUR CET ARTICLE PERTINENT ET D'ACTUALITE.TA VISION EST CLAIRE ET OBJECTIVE.EN EFFET LE SENEGAL ,PEUT TOUJOURS COMPTER SUR SES VALEUREUX FILS COMME TOI POUR MENER UNE POLITIQUE D'ACTIONS SOCIALES ECONOMIQUES ET DE DEVELOPPEMENT POUR MENER SON AVANCEMENT ET SON EPANOUISSEMENT SUR TOUS LES DOMAINES.ESPERONS QU'IL Y'AURA UNE SUIVIE ET DES ACTIONS CONCRETES SUR TON EXPOSE.L'ESPOIR ET NOTRE SURVIE ASSAINISSEMENT ET D'ENVIRONNEMENT BENEFIQUES EN DEPENDENT.
LT DIOUF BIRANE
AKA MAX DE OUAGA
NYPD-USA
917 417 7514
BMAGSD@HOTMAIL.COM
Neireie En Juillet, 2012 (23:47 PM) 0 FansN°:4
salut DIENG, ton analyse est globalement pertinente et prouve s'il en était nécessaire que les cadres compétents sont là pour prendre en charge les besoins du pays en hydraulique et en assainissement. cependant, il est important de faire savoir au Président Macky SALL puisque tu es membre de son parti qu'il a l'obligation de mettre fin à l'injustice que vivent les ingénieurs du génie rural et de l'hydraulique qui sont diplômés d'au minimum d'un bac+ 5 ans et qui sont moins payés qu'un instituteur à fortiori d'un prof de collège et de lycée qui sont moins diplomés ou encore des magistrats ou médecins qui ont au plus le même niveau de diplome et qui sont largement mieux payés que les ingénieurs car comme tu le sais l'ingénieur du génie rural le mieux payé ne perçoit pas plus de 300 000 FCFA même s'il a plafonné! c'est ce scandale qu'il faut porter à la connaissance du président de la république ingénieur comme nous.Autre chose, le secteur de l'eau et de l'assainissement doit être confié à quelqu'un du secteur (direction de l'hydraulique ou de l'assainissement) et non à un politicien fut il polytechnicien qui préfère faire du show au lieu de traiter les dossiers urgents, ce qui ne rend pas service au président de la république qui doit savoir ceux qui travaillent réellement pour lui et ceux qui travaillent contre lui.
sinon, mes encouragements et bonne continuation.
Anonyme En Juillet, 2012 (09:00 AM) 0 FansN°:5
Bonne initiative dieng
Mes encouragement pour toon point de vue sur le secteur hydraulique en général au Sénégal. Seulement il pousser la réflexion car depuis 2011 la réforme de 1996 est arrivée à terme et le régime de wade voulait remettre en cause les performance du secteur pour une concession totale eau potable et assainissement à un privé ce qui serait une catastrophe pour le sénégal. A ce jour nous avaons besoin de ces gens comme toi pour mieux orienter l'état sur les prise de décision.
Bravo encore une fois et bonne continuation
Anonyme En Juillet, 2012 (14:17 PM) 0 FansN°:6
le seul moyen de financer l'assainissement c'est d'augmenter le prix de l'eau car 60 % de la recharge de la nappe sont dus à l'infiltration des eaux usées.
Samba sogue En Juillet, 2012 (15:57 PM) 0 FansN°:7
bravo mr dieng;jai lu votre article qui parle sur l,assainissement au senegal.c;est un point de vue que je partage avec toi.parceuque c mon domaine.si possible et ceque je peux avoir tes cordonnes.voici monnumero du telephone:774535177.e mail:sambasogue@hotmail.fr.merci.et bonne continuation.

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Sidy Ady DIENG
Blog crée le 09/02/2012 Visité 159443 fois 9 Articles 505 Commentaires 15 Abonnés

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